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Les systèmes
informatiques du futur seront de plus en plus distribués,
communicants et mobiles. Ils proposeront des services individualisés
à des communautés d’usagers. Dans ce paysage, les
humains et les artefacts informatiques seront en interaction dans un
environnement partagé. Ce paysage informatique est déjà
en construction comme un tout composé d’entités (ou
objets), qui sont des humains et des artefacts, en interaction
(communicants) et mobiles. Parmi les grands défis
qui semblent alors se dessiner, l'un se définit autour de la
relation entre les humains et ces systèmes : quels usages,
quels modèles de service, quels types de médiations ?
Le parcours Systèmes informatiques centrés sur l'humain
s'intéresse donc au positionnement de l'homme dans ce paysage et se
focalise sur les aspects liés à son implication dans ce monde vers
lequel évolue l'informatique actuelle.
Les rapports entre les hommes et les machines changent de
façon considérable, d'une part parce que la
généralisation des réseaux et les évolutions
technologiques associées font que les interactions sont de
plus en plus présentes et multiples et, d'autre part, parce que
l'émergence des nouveaux services, associée à la
puissance des machines actuelles, permet la mise en place d'un
couplage fort, de co-participations de plus en plus importantes et
complexes, l'homme pouvant parfois être relégué
par son avatar dans une activité quelconque. Il faut donc que
la machine puisse interpréter les interactions que lui propose
l'humain et qu'elle puisse l'imiter ou compléter l'interaction
de façon adéquate. Ce parcours dresse un bilan des
avancées en termes de recherche sur ce type de problématique. Il aborde
des problématiques proches des sciences humaines et tisse le lien entre
elles et l'informatique, par le biais d'applications telles que les
environnements de formations, la réalité virtuelle ou la simulation par
l'expémentation.
Le parcours s’articule autour de deux U.E. de fondement et de 3 U.E. d’applications à la recherche de ces fondements. La première des U.E. de fondement est HUM (L’humain : ses codes, ses normes, ses sociétés). Elle s’appuie sur des domaines proches des sciences humaines telles que les sciences cognitives, la sociologie, la sémiologie ou la linguistique et offre un regard épistémologique sur les liens qui se tissent entre les communautés humaines et virtuelles. Elle donne aux étudiants la culture nécessaire pour évaluer certains problèmes de conception et de modélisation, dont les mécanismes d'interprétation humains qui permettent de donner du sens aux entités avec lesquelles l'homme interagit. La seconde U.E. de fondement est CMP (Connaissance, modèles et paradigmes) qui aborde la problématique du partage du « sens » entre la machine et l'homme et les différentes catégories de médiations qui en découlent. Comment la machine peut « interpréter » les informations et ainsi leur donner du sens et comment une médiation entre l'homme et la machine peut être fondée sur un « sens a priori partagé » ? Elle couvre des concepts fondateurs de l’intelligence artificielle, de l’apprentissage artificiel et du paradigme multi-agents, clés de voûte des systèmes ubiquitaires émergents. Les trois U.E. d’application à la recherche de ces problématiques portent respectivement sur la modélisation de l’humain au sein des environnements virtuels avec CRV (Comportements anthropomorphes en réalité virtuelle et augmentée), l’usage et la conception des technologies émergentes illustrées par la présentation de travaux sur les environnements pour l’apprentissage humain et les environnements virtuels collaboratifs au sein de CPU (Communauté, pratiques et usages), et l’expérimentation virtuelle impliquant étroitement modélisateur et simulation, appliquée à la biologie avec LVB (Laboratoire virtuel pour la biologie).
Liste des 5 U.E. de ce parcours :
L'humain
: ses codes, ses normes et ses sociétés (HUM)
Connaissance, modèles et paradigmes (CMP)
Comportements anthropomorphes en réalité virtuelle et augmentée (CRV)
Communautés, pratiques, usages (CPU)
Laboratoire virtuel pour la biologie (LVB)